Contexte

La métallurgie possède un statut particulier, intermédiaire entre les sciences fondamentales (chimie, physique, mécanique) et les sciences de l’ingénieur. Son antériorité fait d’elle la « mère » de la science des matériaux. Ainsi, les concepts clés (sur les organisations atomiques, sur les défauts, sur les séparations de phase, …), la prééminence de la microstructure dans le contrôle des propriétés, la maitrise des procédés de transformation pour contrôler cette microstructure sont autant d’outils intellectuels que l'on retrouve dans toute la science des matériaux.
Il résulte de cette dualité que cette discipline, injustement dévalorisée, est à la fois une source de questionnements et une source de méthodes, une mine de problèmes scientifiques et un passage obligé vers bien des applications (dans l’énergie, dans le transport, dans le biomédical…) dans le respect des règles écologiques (éco-conception).

La nécessité d’une métallurgie dynamique, et en particulier d’une formation en métallurgie cohérente et structurée, et d’une recherche fondamentale sans laquelle il n’est pas de recherche applicative innovante, est donc claire, et a été soulignée par le rapport des académies des sciences et des technologies.
Cette nécessité passe à la fois par une valorisation intellectuelle de la métallurgie, par la mise en place de possibilités de financement de recherches de base, et par la création de formations scientifiques permettant d’enseigner aussi bien aux étudiants qu'aux chercheurs et enseignants chercheurs, la métallurgie moderne. Cette triple action doit se mener de façon coordonnée au niveau national, en s’appuyant sur les grands centres qui sont le fer de lance actuel de la discipline.

   

CNRS



Contact

Yannick Champion
champion@icmpe.cnrs.fr

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